Je suis ingénieur et ingénieur d’affaires dans une société de service (SSII)

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Comment vous expliquer que je suis passé du côté obscur de la force ?

Pour commencer, posons les bases de ce qu’est un ingénieur et ce qu’est un ingénieur d’affaires.
L’ingénieur est titulaire d’un titre décerné dans une école d’ingénieur ou une université par la CTI. La CTI (Commission des Titres d’Ingénieur) est un organisme indépendant, chargé par la loi française depuis 1934 d’habiliter toutes les formations d’ingénieur, de développer la qualité des formations, de promouvoir le titre et le métier d’ingénieur en France et à l’étranger.
Il s’agit donc d’un titre tout comme les médecins ont le titre de docteur en médecine. Sauf que les ingénieurs n’ont pas d’Ordre, ce qui protège nettement moins le titre.
Voici les possibilités d’un ingénieur en sortie d’école, comme moi par exemple, fraîchement diplômé des Mines de Saint-Etienne :
  • Consultant technique/ingénieur études – J’aurais pu mais je n’ai pas trouvé de société de services qui aurait pû correspondre à mes attentes, au vu de mon profil fonctionnel.
  • MasterSpé – De nombreuses connaissances m’ont affirmé que la master était plus utile pour son réseau que pour les connaissances enseignées. Pas super pour l’égalité des chances, mais si j’avais eu les moyens, je l’aurais fait.
  • Doctorat – La recherche n’est pas quelque chose qui m’a attiré. J’ai des amis chercheurs qui s’éclatent au quotidien, mais c’est pas mon truc. Mon père est également chercheur, je n’ai pas souhaité poursuivre dans la même voie (je l’ai suivi assez longtemps comme ça).
  • Consultant fonctionnel, Chef de projet/PMO – C’est la voie qui m’était destinée, mais mon stage de fin d’études m’a fait comprendre que ce n’est pas ce que j’imaginais et m’a emmené vers d’autres horizons.
  • Entrepreneuriat – Ce que j’ai tenté à la sortie de l’Ecole. Cette expérience fût très enrichissante car j’ai dû apprendre à devenir autonome. L’Entrepreneuriat peut se faire dans un domaine technique proche de ce qui se fait à l’école, ou cela peut aussi être un changement de branche totale. Par exemple créer un produit uniquement service. Un ancien de la même école que moi a créé une agence de marketing immobilier alors qu’il était développeur.
  • Intraprenariat – L’intrapreneur gère la partie opérationnelle sans gérer l’administratif. C’est un salarié de l’entreprise.

Le poste d’ingénieur d’affaires s’inscrit dans cette dernière.

Le technico-commercial

L’ingénieur d’affaires est un type de poste, qui signifie en fait « technico-commercial ». Pourquoi technico ?
Je pense, et c’est là mon avis personnel, qu’un bon ingénieur d’affaires doit s’intéresser au cœur de métier de ce qu’il vend, c’est à dire la technique.

Je préfère la dénomination technico-commercial car elle ne fait aucune ambiguïté sur le travail réel effectué. Alors qu’ingénieur d’affaires ne veut pas dire grand chose. Je pense que la dénomination a été créé par les SSII pour attirer les ingénieurs sur ce type de poste.

Vous vous poserez alors la question : « A peine diplômé ingénieur il se retrouve commercial en SSII ? Mais c’est du n’importe quoi ! »

Et bien en fait non. Le propre de l’ingénieur est d’être adaptable, et de savoir mettre en oeuvre ses compétences dans un domaine qu’il apprécie. Pour certains c’est concevoir des cartes électroniques. Pour d’autres réaliser des gros chantiers. Moi, c’est le relationnel, les relations humaines.

J’aime beaucoup saisir les opportunités.
Dans ce sens, être ingénieur d’affaires me permet de trouver un travail qui plait aux développeurs, de leur faire profiter de ma capacité à saisir les opportunités, pour eux. Dans un monde où trouver du travail est de plus en plus difficile, je trouve ce rôle très gratifiant. Nos candidats désirent travailler sur une techno et dans un contexte en particulier ? Alors mon job, c’est de m’assurer qu’ils travaillent sur les technologies et un environnement désirés.

La relation établie durant cette période est celle qui nous lie avec le futur consultant. Comme vous le savez certainement, la première impression est souvent la plus importante et ce qu’il reste à la fin. Nous devons donc porter une attention tout particulière à la présentation d’AddixWare, ses valeurs, ses différences.

Ensuite, c’est le suivi consultant assidu qui fait la différence par rapport à une société de service classique. Quand vous rentrez chez AddixWare, vous êtes une personne, un être humain, pas un numéro.

Le rapport que nous avons avec un candidat s’articule en trois étapes :
  • le recrutement,
  • le suivi,
  • être à l’écoute de ses évolutions, proposer des postes à valeur ajoutée à des candidats qui cherchent à évoluer dans l’entreprise.

Basculons côté client.

De mon point de vue, comprendre et satisfaire un besoin, c’est s’impliquer dans la problématique du client. La richesse mon activité trouve son essence dans celle de mes clients, issus de tous domaines (transports , télécommunications , défense , énergie, aéro, bancaire, logiciel embarqué…).
Le champs des possibles est gigantesque étant donné que chaque entreprise, sauf rare exception, comprend un système d’informations. Ainsi, entendre parler des problématiques clientes et de leur SI est passionnant car extrêmement varié.

Ce qui me plait c’est que cette fonction me permet de ne jamais tomber dans la routine, car chaque cycle diffère. Chercher de nouveaux projets, rencontrer des candidats, créer du lien. Il s’agit de repartir à zéro , tout le temps avec un nouveau challenge …

Certes, je ne manipule plus tant de nombres que cela, je ne résout pas d’ « équa diff » du second ou troisième ordre, mais je fais se rencontrer des compétences et des besoins. Je suis le lien qui fait que les choses se font.

Ce n’est peut-être pas tant le côté obscur de la force après-tout, quand on désire faire bien les choses en SSII. D’ailleurs, m’avez-vous entendu parler business ?

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About Author

Responsable d’agence, mon travail s’articule autour de trois grands axes : Répondre aux besoins de mes candidats et clients, débusquer les meilleurs projets et piloter l’assistance technique. J’aime les relations humaines et le bien être des consultants est mon leitmotiv quotidien.

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